La vie au ranch : avis divers et critiques en tout genre

Publié le par MuLes

Sur Il était une fois le cinéma.com

" Repérée il y a trois ans avec "Roc et Canyon", moyen métrage plein de bagout sur l'adolescence, Sophie Letourneur passe l'épreuve du feu du long métrage avec un "film de fille" plus flippé qu'il n'en a l'air.

Article de Sidy Sakho 3 étoiles

Commençons par-là : de La vie au ranch, premier long métrage de Sophie Letourneur, repérée en 2007 avec son moyen métrage Roc et Canyon, il est tout à fait possible de ne rien penser. Au sens où le synopsis pouvant se résumer à l’enchainement de conversations d’un groupe de jeunes filles en chambre et en soirées, rien a priori n’inviterait à chercher ici quelque secret, quelque mystère excédant ce qui est simplement à portée de regard, tout « féminin » soit-il. Sauf que cette apparente absence d’interpellation, cette indifférence manifeste du film à son spectateur, cette impression donnée qu’il n’y aurait de ces discussions rien à entendre qui importe vraiment est peut-être bien, sinon le secret, au moins le cœur même du projet. La vie au ranch vaut de n’être cousu d’aucun fil, d’avancer comme « à l’aveugle », sans trop d’inquiétude quant à l’ébauche ou non d’une moindre fiction, d’une quelconque dramaturgie par-delà la surcharge et la confusion lui tenant lieu de composantes.

Que l’on s’entende. C’est bien un film de fiction qui nous est proposé là, l’impression de réalité, la grande disponibilité de la caméra aux bla bla et crises de rire fluctuants de Manon, Pam, Lola et leur bande ne manquant pas il est vrai de prêter sans cesse à confusion. Mais d’une fiction moins soucieuse de sa lisibilité, l’assurance de son statut que de sa fusion avec le réel, la performance du tournage. La grande histoire de La vie au ranch ne serait autre, au fond, que celle d’une captation, plus précisément d’une ivresse inhérente à l’instant même du tournage. Les filles faisant ici figure d’héroïnes, amies dans la vie, interprètent des personnages dont la trivialité, la folie, le bagout seraient en même temps les leurs. Sophie Letourneur, s’inspirant de sa propre expérience de jeune adulte lors de l’écriture du scénario, entreprit avant le tournage – chronologique – des scènes à s’accorder avec ce qu’elle observa de ses actrices au moment du repérage (plutôt que du casting) l’ayant amenée à leur sélection quasi naturelle."
 
...La suite :
http://www.iletaitunefoislecinema.com/critique/3972/la-vie-au-ranch

 

 

 

Chez Têtu.com

"Dans ce film expérimental avec des acteurs en improvisation, la révélation de Nouvelle Star, Benjamin Siksou s’avère très convaincant. Un anti-LOL jouissif.
 
Un lieu: Le Ranch. Un appartement, point de rencontre d'une bande de copines et de copains. Le film a été tourné en quatre fois, de Pâques à la Toussaint. On voit les acteurs changer, évoluer au cours du film. Avec une vraie complicité. Car la plupart des comédiens se connaisse depuis le primaire. On est séduit par le propos et la spécificité de ce Ranch, sorte d’anti-LOL où les affres de l'adolescence sont abordées sans fard, mais sans provocation factice. Dans le casting, Benjamin Siksou, la révélation de Nouvelle Star, est tout à fait à l'aise...
 
Un film de Sophie Letourneur
Avec: Mahault Mollaret, Sarah-Jane Sauvegrain, Benjamin Siksou et Eulalie Juster.
Genre: comédie dramatique.
Durée: 1h31.

La bande-annonce:

 

Source : http://www.tetu.com/actualites/culture/au-cine-lhistoire-trouble-du-createur-de-facebook-18074

 

 

 

Sur Le parisien :

«La Vie au ranch», ça change de l’ordinaire**

 
Marie Sauvion | 12.10.2010, 23h57 | Mise à jour : 13.10.2010, 07h58

L'histoire. Etudiantes à Paris, Pam et Manon partagent un petit appartement baptisé «le ranch», où leurs copines se retrouvent pour boire, fumer, parler, danser... De virées nocturnes en réveils difficiles, de cours lamentablement séchés en vacances auvergnates ratées, Sophie Letourneur, dont c’est le premier long métrage, montre ces jeunes filles pas rangées avec une fraîcheur, une modernité et un humour épatants.

 
Elle prend des risques, notamment avec l’ouverture du film, une soirée très, très arrosée où le spectateur, a priori sobre, se retrouve largué parmi une foule de jeunes inconnus braillards, quitte à le faire décrocher d’emblée.
Notre avis. On jurerait que tout est improvisé, genre «pris sur le vif», or pas du tout : puisant dans ses propres souvenirs, la réalisatrice a tout écrit «très précisément», assure-t-elle, avant de chercher un vrai groupe d’ami(e)s pour interpréter cette étonnante «Vie au ranch».
 
... La suite :
http://www.leparisien.fr/cinema/critiques-cinema/la-vie-au-ranch-ca-change-de-l-ordinaire-12-10-2010-1106956.php

 

 

 

Sur le site des cinémas Utopia :

"Dès la première scène, on est plongé dans le maelström sonore et enfumé d’un appart parisien en coloc, dont les canapés sont recouverts de jeunes filles hurlantes, passablement bourrées et brandissant haut les bouteilles quand elles ne dansent pas n’importe comment sur la table basse. La caméra et la mise en scène, à la fois virtuoses et ivres, sont au diapason des discussions volontairement à moitié inaudibles de ces joyeuses fêtardes. Bienvenue au Ranch, un nom à l’imagerie bien virile pour un appart exclusivement habité par une bande de filles.
Pam, Lola, Manon, Chloé, Jude, Olympe ont la vingtaine, n'ont pas franchement de soucis dans la vie, ne manifestent a priori ni pour les retraites ni pour les Roms, elles ne sont ni pauvres et accablées par le déterminisme social ni franchement riches, et leurs plus gros problèmes semblent être le réveil qui ne sonne pas et leur fait louper un cours ou le nouveau petit copain croisé en boîte de nuit la veille qui n’a pas encore rappelé. Leur langage, au vocabulaire légèrement limité (« grave », « trop cool »), semble contaminé par l’anglais pour tout et rien (« Je suis alone in my room ») ou par le lexique SMS, SMS qu’elles guettent d’ailleurs frénétiquement. Bref on pourrait légitimement penser que les locataires du Ranch sont de pures têtes à claques…

Sauf que voilà : elles sont tellement naturelles, drôles même si parfois à la limite du pathétique, qu’on finit par les adorer, les trouver infiniment touchantes ces filles-là, et puis elles sont super belles de pas être caricaturalement canon. Probablement que tout ce qui rend cela absolument crédible, c’est que la trentenaire réalisatrice Sophie Letourneur s’est inspirée de sa propre expérience de dix ans avant, et que le groupe de filles, actrices quasi non professionnelles, est réellement un groupe de copines rencontrées un soir de fête. "

... La suite :

http://www.cinemas-utopia.org/toulouse/index.php?id=1099&mode=film

 

 

 

Sur le blog Ecran noir

"La Vie au Ranch : un bordel acide et candide

Posté par kristofy, le 12 octobre 2010, dans Cannes, Critiques, Films.

L’histoire : Pam a 20 ans. Sa bande de copines se retrouve toujours sur le canapé du Ranch, l'appart qu'elle partage avec Manon. Discuter, boire, fumer, danser : c'est de leur âge, mais arrive le moment où l'on a besoin de s'échapper du groupe pour tracer son chemin.

Notre avis : C’est un joyeux bordel qui étonne et qui détonne. La vie au Ranch est un premier film dont la fraîcheur avait été remarquée à Cannes où il avait été découvert dans la sélection de l’ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion), dont la programmation soutient des nouveaux talents, au style singulier.

Le tout début donne le ton du film : la caméra navigue dans une fête et l’on découvre une bande de jeunes un peu "bébêtes" et des nanas un peu "fofolles". Ces ados nous ressembl(ai)ent forcément un peu, ils sont d’autant plus naturels qu’ils se parlent les uns sur les autres dans un sympathique brouhaha. Le Ranch est en fait un appartement partagé en colocation par un groupe de copines, elles sont un peu étudiantes et peu studieuses, ce qui compte c’est de sortir ailleurs et de se retrouver ensuite à l’appart.

Cette vie au Ranch déroule une succession de saynètes qui couvrent plusieurs mois, le film ayant d’ailleurs été tourné en plusieurs fois avec des interruptions. Les filles du ranch sont des actrices débutantes qui sont plus naturelles que n’importe quelle jeune première du cinéma français, et c’est cette spontanéité qui donne tout son charme au film. Ces comédiennes improvisent assez librement d’après la trame indiquée par la réalisatrice qui laisse tourner la caméra. Elle obtient ainsi certaines scènes où parfois, dans le cadre, une comédienne est fausse pendant un instant au milieu des autres en train de se lancer des répliques ou même une autre qui s’empresse de remettre en place son t-shirt qui a glissé trop bas. Ces imperfections inhabituelles participent à l’énergie du film. Chaque moment veut saisir un instant de vie (authentique ?) presque comme si la caméra était simplement témoin de ce qui se passe."

 

... La suite :

 

http://ecrannoir.fr/blog/blog/2010/10/12/la-vie-au-ranch-un-bordel-acide-et-candide/

 

 

La critique de Leherpeur pour La Matinale de Canal+ :

http://www.canalplus.fr/c-cinema/c-tous-les-films/cid360196-la-vie-au-ranch.html

 

 

Et une revue de toutes les critiques Presse et Spectateurs sur Allociné :

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=137570.html

 

 

 

Pour les anglophones :

l'avis de quelques spectateurs lors de la découverte du film au Festival de Copenhague :

 

 

 

Publié dans Film : La vie au ranch

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karine 14/10/2010 19:36



Coucou!!!


Itw très intéressante dans Lepost de Mahault Mollaret (et pas Malhaut) et Sarah Jane Sauvegrain :


http://www.lepost.fr/article/2010/10/13/2262463_la-vie-au-ranch-faut-pas-etre-pudique-on-se-dit-une-grosse-camera-et-ma-gueule-de-cul-du-matin-quelle-horreur.html?ref=nf


j'ai bien aimé le sourire et la pêche de ces 2 nanas! Je suis vraiment curieuse de voir ce film.. Sait on s'il y a une projection à Lyon de prévue..?


Il me semble que tu l'as vu, MuLes, t'en as pensé quoi?


 



MuLes 14/10/2010 22:33



Merci pour l'info, effectivement très sympa ! ;-)