Si vous avez vu "Mes chères études"...

Publié le par Milega

... merci de partager dans les commentaires pour ceux qui se sont contentés de la bande-annonce visible ICI ! :-)

ben-etudes.jpg
EDIT MARDI 23h etc

* Avis de téléspectateurs dans les commentaires.

(merci notamment à Karine, MuLes et Emma de nous faire partager leurs impressions !!!!)

* Prochaines diffusions TV :
Canal+ : Decale Mardi 19 janvier 2010 à 20h45

Canal+ : Samedi : 23 janvier 2010 à 23h55

Canal+ : Mercredi 27 janvier 2010 à 23h20

Canal+ : Lundi 01 février 2010 à 00h00


(re-merci Emma !!!)

* "Mes chères études" sera projeté à Biarritz le samedi 30 janvier dans le cadre du FIPA, Festival International des Programmes Audiovisuels (sélection non compétitive : "situations de la création française")

* Pas de crédit sur la fiche technique officielle pour le compositeur du générique de fin et/ou la musique additionnelle utilisée.

* + 126% de visites sur le blog hier...

* Je ne sais toujours pas comment et quand il sera visionnable légalement sur le net...

* Spéciale dédicace à A. : C'est un scandale que Canal+ bellgique ne programme pas Mes Chères Etude salors que Déborah François est liégeoise (entre autres raisons).

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jade 03/07/2010 12:27



Le film est passé à la tv depuis un petit bout de temps déjà mais on peut le retrouver en streaming sur megavideo pour ceux ou celles intéressés/ées :


Mes chères études (film)



Marie 27/01/2010 15:25



Si ce téléfilm a du succès, il sortira en DVD.

Je suis contente que la réalisatrice n'ait pas hésité à montrer des scènes de nu. Les films où les acteurs font l'amour avec leurs sous-vêtements sont tout simplement ridicules. Dans ce film-là,
je pense que ça doit pas toujours être très intéressants à regarder, vu que  les clients de l'étudiante prostituée sont assez mûrs, je suppose (malheureusement ce n'est pas Benjamin qui est
nu !) mais le réalisme est à ce prix. Le but n'est pas de faire joli mais de faire vrai.

Je tâcherais de me faire invité par un copain qui a Canal. J'espère qu'il ne me demandera pas de payer de ma personne en échange ! 



natanael victor 21/01/2010 17:20



J’étais devant ma télé moi aussi lundi soir. J’ai lu le livre de Laura dès sa sortie il y a deux ans. J’en garde un souvenir ému. Je
lis beaucoup mais rarement un ouvrage m’aura autant touché : la justesse des mots, la force du témoignage, d’une rare sensibilité, d’une vraie profondeur d’âme. J’étais un peu
« sceptique » quand j’ai su qu’une adaptation à l’écran allait voir le jour. Beaucoup de livres placent la barre tellement haut qu’il est souvent difficile de faire aussi bien à
l’écran. J’utilise beaucoup l’image comme vecteur dans la création mais je crois surtout au pouvoir des mots : l’écriture est un outil universel, accessible à tous, un papier, un crayon, un
coin de table : avec « rien » donner vie à quelque chose, en cherchant au fond de soi, en puisant dans son vécu, en laissant parler sa sensibilité. Arrêter le temps et se laisser
transporter par les mots jusqu’à ressentir la plénitude, le vertige.


 


Laura avait placé la barre haute. Mais l’adaptation est vraiment à la hauteur de l’ouvrage. Emmanuelle Bercot a réussi à donner une
nouvelle vie aux mots de Laura en s’approchant au plus près et de façon très juste de ce qu’elle a vécu. C’est le sentiment que j’ai eu. La force du film est de ne pas prendre parti : de
partir simplement d’un constat : l’impasse dans laquelle se trouve très vite la jeune femme. Tout au long du film la caméra la suit dans son cheminement mais toujours avec une certaine
distance  comme pour se garder de tout jugement moral. Il y a  dans le film quelque chose de froid,
presque glacial que l’on sent bien dans les décors : très ordinaires, et  jusque dans les couleurs : ternes, pas chaudes du tout. On sent
très vite qu’on est dans la vraie vie, une tranche de vie qui aurait pu être celle des frères Dardenne. C’est cru, c’est brut, hyperréaliste.


 


Les émotions que j’ai pu ressentir à la lecture de l’ouvrage, je les ai retrouvées dans le film, plus fugitivement peut-être mais je
les ai retrouvées. J’ai retenu entre autre chose 2 scènes marquantes : l’explication que Laura a avec Benjamin peu de temps avant leur rupture ou Laura lui dit : « Cette Laura là
(la Laura qui vend son corps) ce n’est pas moi ». Très justement Benjamin lui répond en s’emportant : « bien sûr que si c’est toi ». On a l’impression que Benjamin n’est déjà
plus là et que c’est Laura qui se parle à elle-même : Laura qui découvre et n’assume pas cette nouvelle facette de sa personne, Laura qui se ment à elle-même, et Benjamin qui est en quelque
sorte la conscience de Laura, conscience qui lui dit : stop ! Tu vas trop loin ! Tu te mets en danger sans te rendre compte de ce que tu fais.


La dernière image du film est saisissante : le visage de Deborah François (très habité par le rôle) qui fixe la caméra comme si
elle se  regardait dans un miroir : « voilà où j’en suis. Je me suis battue pour m’en sortir semble dire Laura, mais qui suis-je
vraiment ? J’ai découvert en moi une Laura que je ne connaissais pas et cette part de moi, cette part d’ombre, me fait peur ». Ce regard fixe, intense, profond, habité, semble aussi
vouloir nous prendre à témoin : « et toi qui connais maintenant mon histoire, me juges-tu ? ».


 


Non je ne juge pas. J’essaie de comprendre. Il y a deux ans après avoir lu le livre de Laura, je suis allé faire un tour sur le net
pour voir comment les gens avaient perçu son témoignage. J’ai été choqué par la teneur des commentaires : ce ne sont pas des mots que la plupart des internautes lui ont jeté à la figure,
mais des pierres, oui des commentaires lapidaires. Outre le fait qu’ils n’ont pas grand-chose à dire, c’est sidérant de voir à quel point les gens peuvent être méchants, aigris, jaloux…comme ça,
gratuitement, histoire de se défouler.


Combien de fois j’ai pu lire : « mais moi aussi je suis étudiante sans ressource et je ne me prostitue pas pour autant (et
je passe sur certains développements odieux). Vos théories « passe-partout » qui voudraient tout expliquer dans la globalité et qui n’expliquent RIEN, c’est la négation de l’individu.
C’est du totalitarisme. Les situations sont toujours à prendre au cas par cas. Essayer juste un moment d’oublier votre petite personne, de mettre de côté vos préjugés, de comprendre, de vous
mettre à la place de, au lieu de comparer, juger et condamner. Etre étudiant c’est être sur le fil, à un âge où on est très vulnérable. Se retrouver confronté à soi même dans le contexte que l’on
sait, alors qu’on doit se construire un avenir, ce n’est pas rien. Laura dans le film n’est pas physiquement seule et pourtant, très vite, elle doit apprendre à compter que sur elle-même. Combien
d’étudiants jettent l’éponge ou échouent dans leurs études ? Ca veut peut-être dire quelque chose. Derrière ce constat se cachent souvent des difficultés au quotidien parfois insurmontables,
des situations insolubles.


 


Je ne voudrai faire le procès de personne. Laura a peut-être pris une leçon de vie (il y a des chemins où il vaut mieux ne pas
s’aventurer, beaucoup de pièges tendus) mais dans cette histoire s’il ya des gens pas tout blanc, il faudrait peut-être les chercher du coté de ceux qui profitent de la situation : les
clients de Laura qui s’abritent derrière le consentement « mutuel » ou qui se rachètent une conscience avec de l’argent : du beauf frustré mais dans le fond pas méchant
(quoique)  au mec bien installé calculateur et limite cynique. Oui ces gens esclaves de leurs frustrations, qui donnent libre cours aux bas instincts
primaires parce qu’ils ne parviennent pas à surmonter leur faiblesse. La faiblesse de l’homme…c’est quelque chose… inhérente à la nature humaine. La faiblesse est humaine, certes, mais ça
n’autorise quand même pas tout.


 


Votre livre, Laura, je l’ai lu et je le relirai. Je l’ai même offert à une personne qui ne pouvait pas rester insensible. Je suis
heureux pour vous que des gens aient prolongé votre témoignage à l’écran de si belle façon. Je ne suis pas critique littéraire, ni cinéma. Mais j’ai une sensibilité, ces mots ce sont les miens et
je voulais dire que je ne suis pas resté indifférent.


J’imagine qu’il y a des images que vous n’effacerez jamais de vo



A 20/01/2010 10:58


Et aucune diffusion en Belgique prévue...Tu peux rajouter que c'est un scandale, et qu'on devrait faire preuve d'un peu plus de chauvinisme, si tu juges le rajout nécessaire...hum ^^


Amandla 20/01/2010 00:43


Cool les retours! =D

MuLes (mumuuules) je sais qu'on en avait parlé du jeu d'acteur de Benjamin et tout, le fait que je me laissais un point d'interrogation etc, et je suis bien contente de voir que dans un rôle
"sérieux" il t'a convaincue, j'attends toujours de voir par moi même mais ton avis compte hein! =D
j'ai hâte de le voir dans Aux Armes, et les films qui suivront, histoire de pouvoir comparer quoi.

par contre, j'ai beau l'apprécier, je pense pas que je materai ce film là. pauvre petite âme sensible que je suis ^^

+1 pour les stats du blog ;)))