Concert de la Java du 14 mai 2013 : compte-rendu par Eglantine R.

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Oui, ça y est, c’est fait, on peut le dire : je suis officiellement entrée dans un état d’impatience qu’on peut qualifier d’assez considérable en ce qui concerne la sortie imminente du premier album de Benjamin Siksou. Imminente, oui. C’est  PurePeople et Charts In France qui l’ont dit. Je suis aussi impatiente que le chien de mon frère quand il attend qu’on lui donne l’autorisation de se jeter sur sa gamelle de croquettes. Je suis aussi impatiente que mon copain quand il trépigne à l’idée d’aller « rider » avec sa nouvelle « board ». Je suis aussi impatiente que quand je sais qu’un film avec Mads Mikkelsen va bientôt sortir en salle, bref : je veux cet album dans les mains, du moins dans les oreilles, TOUT-DE-SUITE !

 

Crédit photographique : Benjamin Siksou sur Facebook

 

Et ça, j’en ai vraiment pris conscience mardi dernier, lors du deuxième concert de Benjamin à la Java, après celui du 24 avril. J’avais déjà entendu certaines chansons, je m’en étais fait une première opinion et j’avais quelques préférences. J’attendais impatiemment certains titres. Je me réjouissais en entendant les premières notes ou paroles d’autres. En avril j’étais contente de les découvrir. Mardi dernier j’étais ravie de les réentendre. Mais maintenant que je les connais et les apprécie encore plus, j’ai juste envie de pouvoir les réécouter quand je veux.

Ça devient frustrant de se dire qu’il nous faut des lives pour pouvoir écouter ces titres. Qu’à part un vieux « My Eternity » qu’on n’entendra peut-être plus, un « Défoule » qu’on ne peut avoir pour l’instant qu’avec une connexion internet, et 5 titres lives sur un EP téléchargeable, on n’a rien de Benjamin Siksou.
Alors je me réjouis à l’idée d’une prochaine sortie d’album. Je veux courir à la Fnac, arracher la cellophane, feuilleter le livret, avachie sur mon canapé et mettre chaque chanson en mode « repeat ». Je veux me ruer sur I Tunes, télécharger l’album, et le mettre sur mon MP3 pour l’écouter en rêvassant dans le métro, écrasée entre une poussette non repliée, un gros sac à dos de touriste et une aisselle puante.

 

  • Ah tiens, avant toute chose : mon copain me l’a fait remarquer après avoir lu mon précédent compte-rendu : « alors oui ton résumé il est sympa, c’est marrant. Mais tu ne parles pas technique ! ». C’est vrai. Mais je ne me vois pas féliciter la puissance d’une ligne de basse ou la complexité d’un solo de guitare, puisque la vérité, c’est que je n’y connais rien, techniquement parlant. Par conséquent pour moi, la musique ça reste du pur ressenti. Que le mec me fasse un truc hyper compliqué ou une seule et même note pendant 3min30, je m’en tape pas mal, du moment que ça me touche.

  • Je ne m’attarderais pas longtemps sur les potes (ou potes de potes) de Benjamin qui viennent voir le concert en mode « je suis un pote de Ben, je connais ses morceaux par cœur, je l’ai déjà vu jouer 37 fois alors je m’en tape un peu, je papote, je me déplace sans arrêt, je gigote, je roule des pelles et je marche nonchalamment en pensant qu’on va me reconnaitre alors qu’en réalité, à peu près 96% de la salle ne sait pas qui je suis » (salut Sacha ;)), mais je n’en pense pas moins.

 

  • Mardi dernier donc, je redécouvrais les chansons que Benjamin Siksou avait choisi de nous présenter pour ces deux sets à la Java. Les même titres, mais pas dans le même ordre. Cette fois, une batterie accompagne la guitare de Benjamin et la basse d’Aurélien Barbolosi.

    La première partie est, encore une fois, assurée par la jolie Sarah Manesse qui a, encore une fois, enchantée la salle avec sa voix de dingo. Je retiens surtout « Lana » qui m’avait beaucoup marqué lors du premier concert et que j’ai dans la tête à peu près tous les deux jours et demi. Entre les deux soirées, j’ai visionné les différentes prestations de Sarah lors de son passage à X Factor, et y’a un peu beaucoup de niveau chez cette nana on peut le dire.

  • Contrairement au concert du 24 avril, Benjamin ne nous a pas invité à nous asseoir. La présence de la batterie amenait surement à se dandiner d’avantage l’arrière-train en étant debout. Très mauvaise opération pour ma part. Avec un peu trop de confiance suite au premier concert, je m’étais dit qu’on aurait, une nouvelle fois, la possibilité de poser nos fesses sur de beaux tapis. Je me suis donc permis d’arriver plus tard en pensant que de toute façon, je pouvais bien me retrouver au fond de la salle, une fois posée par terre, je verrais parfaitement la scène. Bon, comme vous l’avez compris, y’avait pas de tapis, nous ne nous sommes jamais assis. Et comme la chance m’accompagne souvent dans la vie, des gens grands, que nous appellerons ici des gens chiants, ont eu l’agréable idée de s’installer devant mon mètre 65.
    Grâce à une collaboration avec de grands professionnels du graphisme et de l’illustration, je vous présente une idée de l’étendue de mon chant de vision pendant deux petites heures :

 

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  • (franchement je suis encore sous l’émotion face à ce trop plein de talent artistique) 

    Au début ça m’a saoulé. D’une parce que ce n’était pas du tout ce qui était prévu selon mon organisation personnelle. Et de deux, parce que si j’aime entendre Benjamin chanter, j’aime aussi regarder Benjamin chanter. Comme je l’avais déjà dit dans mon compte-rendu du premier concert à la Java, j’aime sa façon d’interpréter, son expressivité, dans les gestes, dans le regard. Et du coup, avoir le son, mais cette fois sans l’image, c’était presque une nouvelle perception de la chose. Au début j’ai tenté une séance de musculation des mollets en me mettant sur la pointe des pieds. Et puis comme l’exercice physique et moi ça fait à peu près deux, j’ai vite laissé tomber l’affaire, et je me suis résignée à assister à ce concert comme si j’écoutais un album live, le son sans les images. Oh ça n’était pas désagréable. Mais c’était une autre façon de voir, ou plutôt d’entendre les choses. Pour le coup, là je l’avais mon effet « tiens si j’écoutais un titre de Benjamin Siksou dans mon baladeur », avec les vibrations des baffes en plus.

      
  • Pas de surprise dans les choix de chansons donc, mais du plaisir à réentendre des morceaux qu’on finit par connaitre. Toujours joués efficacement. Encore plus de rythme, et qui dit rythme dit public qui dodeline de la tête. Les mêmes bonnes sensations. Je trouvais ça cool en avril. En mai, j’ai la confirmation que oui, oui Benjamin Siksou sur scène c’est vraiment cool.

    Ah si, une surprise ! Deux mêmes ! La première, c’est Peter Corser, saxophoniste, qui, il me semble, avait déjà accompagné Benjamin sur scène. Il est présent sur scène pour deux titres, mais je ne me souviens honteusement plus desquels. Par contre, ce dont je me souviens assurément, c’est que le public a eu l’air de kiffer, et moi aussi.

      
  • Il me semble que c’est la première fois que j’entendais cet instrument « pour de vrai », et je trouve qu’en plus de décupler l’ambiance dans la salle, ça balance un truc assez fort, ça donne une ampleur au morceau, un style encore plus affirmé. Je crois qu’à chaque concert de Benjamin auquel j’ai pu assister, il avait une formation différente, des instruments différents : un saxo en plus, une batterie en moins, des chœurs par-ci, par-là. Et c’est intéressant de voir un artiste, surtout un jeune, avoir une set-list presque identique, mais qui finalement propose un concert à chaque fois différent. Un même titre ira tantôt dans le jazz, tantôt dans le rock au gré des collaborations scéniques que Benjamin choisit de faire. Je vais vous faire un aveu : mon mec reproche à Siksou d’avoir trop d’influences et de les mêler de manière trop brouillonne, ce qui fait qu’il le perçoit comme un gars, certes talentueux, mais qui se cherche et qui se perd dans trop de styles en même temps. Moi je ne vois pas ça comme un défaut, mais plutôt comme une qualité, et même comme une propre particularité de son style. J’aime ses mélanges d’influences diverses, et je trouve sa manière de les associer plutôt charmante et rare dans la scène d’aujourd’hui.
      

  • Sarah Manesse est revenue sur scène pour entonner « Millionnaire ». Mais ça, ça n’est pas la seconde surprise, car si vous avez lu mon précédent résumé (qui devrait, je pense, et en toute humilité bien entendu, être étudié dès l’école primaire pour une meilleure progression scolaire de l’enfant), vous devez savoir que ce duo avait déjà eu lieu lors du concert d’avril.
    Non la deuxième surprise, c’est un rappel (merci d’avoir réparé l’affront du 24/04 Benjamin !) avec Laetitia N’Diaye (qui, si je me souviens bien, faisait partie des chœurs de Benjamin lors de son concert au 114 en décembre) (et qui est un peu trop belle-gosse soit dit en passant). Alors, le souci quand on se met à écrire un compte-rendu une semaine après avoir vécu le truc, c’est qu’on a oublié la moitié de ce qu’on devait dire. Donc là, les amis, sachez que je n’ai aucun souvenir du titre de la chanson qu’ils ont interprété. On peut donc qualifier ce compte-rendu de « compte-rendu le moins précis et par conséquent le moins utile du monde ». Merci, merci à tous !
    Et puis je ne vous parle pas du fait que je n’ai pas pu récupérer la set-list qui avait déjà été scandaleusement subtilisée avant que je ne parvienne à atteindre la scène à la fin du concert.

     

    C’est marrant : en avril, je venais vraiment en mode « ahhh je suis trop pressée, trop excitée, ça va être trop bien, je veux savourer la moindre miette de ce qui va m’être proposé, guigagouguigagou ! » Alors que mardi dernier, je venais carrément plus à la cool, « ouais, tranquille, je viens écouter un gars que j’apprécie, et ça va être bieeen », limite les yeux fermés, le sourire béat, les bras en l’air, les doigts en V, style « Peace à Woodstock ». Je n’étais pas du tout blasée de venir, au contraire, mais je venais presque comme une habituée, comme une tata qui, confiante, vient voir si le Benji fait bien le boulot. J’étais moins au taquet sur tout ce qui pouvait se passer sur scène, et je me laissais d’avantage aller à écouter tranquillou, comme si j’étais assise dans un vieux fauteuil club en cuir, une pipe à la main, en train d’écouter la musique qui provient du tourne-disque.

     

  •  

    En sortant du concert d’avril, je pensais « C’est chouette, ce garçon me surprend encore, je suis contente de le revoir, j’espère vraiment qu’il ira loin ». En sortant du concert de mardi dernier, je me disais plutôt « Pff y’a pas de soucis à se faire. Ca va rouler tout seul pour lui. Je sais qu’il ira loin ». Une confirmation.

Eglantine R

 

Un GRAND merci à elle!

 

Concert de la Java - extrait filmé par Sarah Amar avec une application "8 mm" (pas de son, pas de chanson!!!???!!! Mais pourquoi???)

 

 

 

 

Publié dans Benjamin's Concert

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Eglantine 25/05/2013 20:24


Merci beaucoup Karine pour ton message. Je suis très touchée. Et je suis encore une fois ravie si je peux faire partager mon bon ressenti à d'autres.
Les rencontres autour de la musique, autour d'un artiste, c'est cucul dis comme ça, mais c'est quand même très beau. J'espère que Benjamin sait que ce qu'il propose et transmet permet ce genre de
belles choses. ;)

karine 22/05/2013 07:29


Quel talent Eglantine!
Quel talent tu as pour nous embarquer comme tu le fais!
Merci (encore) pour ce debrief qui nous permet, à nous provinciaux, d'avoir l'illusion d'y être.
Et si ça peut te rassurer, je me contre-fous des termes techniques!
Ce qui m'importe, c'est le ressenti et tu as su parfaitement le retranscrire, merci à toi.
ça fait pas loin de 5 ans que nous suivons Benjamin (alors qu'il n'a tjrs pas sorti son 1er album) et je me rends compte qu'aucune lassitude ne transparait dans chacun des débrief que je lis.
Pareil, j'ai du assister à une 10zaine de concerts de Benjamin et c'est tjrs avec une immense joie (et exitation) que j'aime à le retrouver dans des configurations toutes différentes les unes que
les autres (tant qu'Aurélien the God of basse est là pour l'accompagner ^ ^)
5 ans que nous suivons les moindres faits et gestes (musicaux) de notre "chouchou" en attendant désespéremment la galette que nous passerons tous en boucle, avachis sur notre canap' (entre les
mômes et l'chat, pour ma part)
5 ans que abordons chaque concert comme un rituel.
En effet, grâce à Benjamin, j'ai pu rencontrer des personnes formidables qui sont devenues mes amies. Deux personnes, que je porte dans mon coeur depuis ce fameux concert à Lyon et que je
retrouve à chaque fois que Benjamin pointe le bout de son nez... C'est grâce à lui que notre amitié est née et tant qu'il fera des concert, nous continuerons à nous retrouver (car nous habitons
toutes aux 4 (ou plutôt 3) coins de la France)... Benjamin est notre leitmotiv! Espérons que ça dure encore TRES TRES longtemps!