Benjamin Siksou en live depuis Avignon sur France Inter (Mis à jour avec le podcast)

Publié le par MuLes

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Benjamin l'a annoncé via sa page Facebook Valises Blues, il sera en live depuis Avignon à 18h40 sur France Inter. En effet, l'émission d'Arthur Dreyfus "Je vous demande de sortir", dont il est question, se déroule en direct d'Avignon pour la durée du festival. Lors de l'émission, il y a au moins un invité qui interprète une session live : hier, c'était Ours, aujourd'hui, dans quelques minutes, ce sera Benjamin Siksou.

Evidemment, ce dernier en profitera aussi pour faire la promotion de Valises Blues, son spectacle qui se joue tous les soirs au Théâtre du Roi René en Avignon jusqu'au 31 juillet 2013 à 21h50.

 

Source : http://www.facebook.com/valisesblues


EDIT : L'émission a eu lieu, vous pouvez écouter le podcast ici à partir de 17 min 40  jusqu'à 25 min 10 avec notamment une reprise avec Joseph Robinne et Peter Corser de Saint James Infirmary et quelques notes de John the revelator :

 

 

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ou là : http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=677822

 

EDIT 2 : Transcription

Arthur Dreyfus : " Benjamin Siksou, merci. Vous êtes accompagné au piano par Joseph Robinne et au saxo par Peter Corser, mais aussi par votre valise. Ici c’est un accordéon, mais je crois qu’on l’a entendu. Dans ce beau spectacle de valises blues, vous commencez par dire : "Mon histoire c’est une valise. Je ne sais même plus qui trimbale l’autre." C’est le personnage ou vous qui dites çà ?

Benjamin Siksou : C’est le personnage, mais c’est moi qui l’ai écrit donc c’est un peu les deux.


AD : Je sais que vous le jouez mais je veux dire : est-ce que vous avez l’impression que vous êtes trimbalé par votre valise de blues ou c’est une fiction ?

BS : Oui, c’est les deux. A la base, je voulais écrire une sorte d’histoire du blues en mélangeant de l’intime, une histoire personnelle. Je ne voulais pas faire quelque chose de théorique. Je ne voulais pas être dans l’imitation d’un blues-man du Mississippi.

 

AD : On ressent votre voix. Vous avez une vraie identité vocale. Vous n’êtes pas dans l’imitation quand vous chantez Robert Johnson, John Lee Hooker, Muddy Waters, Louis Armstrong ou Ray Charles. Vous dites "je dérive". Comme beaucoup de musiciens de blues, vous parlez des liquides forts qui les aident à tenir. Pour vous, le blues c’est une musique ou la musique de la mélancolie ?

BS : Oui !

AD : Et c’est que mélancolique ?

BS : Le blues c’est çà. La musique en général je pense. Mais le blues c’est la musique qui m’a formé. C’est une des premières musiques que j’ai chantée. C’est la musique que je ressens le plus. Après, je pense que c’est propre à toutes les musiques, les musiques nomades, les musiques tziganes, autres que les musiques de salon.

 

AD : Vous ne voulez pas imiter ces chanteurs, je ne le ressens pas du tout, je l’ai dit. Est-ce que parfois vous vous êtes senti illégitime en tant que blanc de chanter toutes ces musiques noires ?

BS : Ba non, justement !

AD : Ça ne vous a pas fait peur ?

BS : Moi non. Après je parle de çà parce que c’est des choses qu’on me dit.

AD : On vous dit quoi ?

BS : Ben, t’es pas noir toi, t’es pas noir, mec !

AD : Les gens s’en rendent compte ? (rire)

BS : Les gens qui me voient s’en rendent compte !(rire) Et puis, la plupart des chanteurs qui m’ont fasciné étaient aveugles.

AD : Stevie Wonder ? Ray Charles ?

BS : Oui, exactement. Mais quand je dis dans "l’imitation" aussi, faire ce spectacle, que ce ne soit pas juste faire un concert de reprises mais écrire ce texte était comment le ramener à moi et comment ouvrir tous ces thèmes qui sont dans les musiques complètement universelles et qui traversent toutes les frontières et toutes les époques.

 

AD : C’est très beau, c’est un moment étrange, c’est l’histoire du blues qui passe à travers vos mots et ce texte, mélancolique, vous l’avez dit mais personnel aussi, on le ressent, vous l’habitez. Votre prochain album sort…dans quelques temps ? Vous le préparez ?

BS : En janvier je crois mais là, ce sera mes chansons en français."




"Le chanteur Benjamin Siksou pour un live inédit dans le cadre du spectacle musical « Valises Blues », du 08 au 31 juillet 2013, au théâtre du Roi René à Avignon.

Auteur-compositeur-interprète, mais également acteur, Benjamin Siksou surfe sur tous les fronts. En 2007, alors étudiant en deuxième année d'Histoire de l'art, Benjamin Siksou décide d'interrompre ses études pour se consacrer à la musique. L’année suivante, il participe à l’émission « Nouvelle Star » dont il sortira finaliste. Depuis, Benjamin Siksou développe sa  carrière, entre musique et cinéma. En 2009, il sort un single, « My eternity », puis un premier EP, « Instantanés ». Aujourd’hui, l’artiste-interprète s’est remis à écrire. Un premier album solo serait en préparation. Ce soir, Benjamin Siksou revient dans le cadre de son spectacle « Valises Blues » dans le OFF d’Avignon et nous fera l’honneur de nous interpréter le titre « John the Revelator ».

Synopsis : « Valises Blues » est une création originale pour Avignon. La route et l'errance solitaire y sont les maîtres-mots. C'est à travers ce spectre que le trio (piano, saxo, guitare) emmené par la voix de Benjamin Siksou, revisite l'histoire du blues en reprenant les grands standards de Robert Johnson, John Lee Hooker, Elmore James, Muddy Waters ou Ray Charles. Des textes déclamés introduisent certains morceaux ou viennent développer leur symbolique. Un spectacle à l'image de cette musique, à la frontière du mystique et du quotidien.

Informations et horaires : site officiel du OFF d’Avignon."

Source : http://www.franceinter.fr/emission-je-vous-demande-de-sortir-en-direct-du-festival-davignon-4


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astrid 11/07/2013 15:25


Il reviendra plus pareil après cette foutue expérience ... C'est tellement émotionnel ... Y'a rien à justifier ...