Woodstock 1969-2009

Publié le par MuLes

40 ans, p'tain 40 ans !


Quarante ans pour marquer à jamais l'histoire de la musique, pour marquer des générations de mélomanes et rockers... Il y a 40 ans, avait lieu le fameux festival de Woodstock

Voilà ce qu'en dit Wikipédia :
"Le Festival de Woodstock (Woodstock Music and Art Fair, ou Woodstock) est un festival de musique et un rassemblement emblématique de la culture hippie des années 1960. Il eut lieu à Bethel sur les terres du fermier Max Yasgur aux États-Unis, à une soixantaine de kilomètres de Woodstock dans l'État de New York.null

Organisé pour se dérouler du 15 au 17 août 1969, et accueillir 50 000 spectateurs, il en accueillit finalement plus de 450 000, et se poursuivit un jour de plus, soit jusqu'au 18 août 1969 au matin.

Le festival accueillit les
concerts de 32 groupes et solistes de musiques folk, rock, soul et blues. Le budget de rémunération des artistes atteignit au total 200 000 dollars
. C'est un des plus grands moments de l'histoire de la musique populaire et a été classé parmi les « 50 Moments qui ont changé l'histoire du Rock and Roll [1]. »

L'événement a été immortalisé par le film de Michael Wadleigh[2], les photos d'Elliot Landy, l'album tiré du film et enfin la chanson de Joni Mitchell "Woodstock" qui commémore ces journées et qui  a été reprise par Crosby, Stills, Nash and Young. "


A l'époque, John Roberts et Joel Rosenman souhaitent investir dans un projet sérieux. Ils passent une petite annonce dans le Wall Street Journal : « Hommes jeunes - capital illimité - cherchent partenariat dans affaire intéressante et légale.» Début 1969, l’avocat de John et Joel leur présente Michael Lang et Artie Kornfeld, alors vice président de Capitol, qui ont en projet un studio à Woodstock et souhaitent les rencontrer. Michael envisage un grand concert pour l’inauguration du studio ; le succès du festival de Monterey en 1967 avec ses 70 000 spectateurs est assez encourageant.

nullMichael va recruter les meilleurs professionnels dans le milieu musical dont presque aucun n'a trente ans. Le bruit commence à se répandre : « Un festival aura lieu pendant l'été à Woodstock, dans la ferme de Bob Dylan, dont ce concert marquera le retour sur scène.»  

Les difficultés pour trouver un terrain vont participer à la notoriété de l'évènement ; un premier site que négociait Michael lui est refusé sans explications. Les citoyens concernés ont fait pression : « On ne veut pas de ça chez nous. ». L'intolérance pointée du doigt par le film Easy Rider est belle et bien présente aux Etats-Unis. 

Ils arrivent rapidement à s'assurer la présence de quelques grands noms... (mais Dylan, se remettant d'un accident, n'est pas de la partie) La plupart des artistes sont rodés aux festivals, ayant participé à celui de Newport, Monterey ou Miami. Les organisateurs, unanimes ont écartés les Rolling Stones dont l'image de violence ne cadre pas avec le festival, et les Doors ont déclinés l'invitation, Jim Morrison étant convaincu qu'il serait agressé et tué sur scène. 

Après de nombreuses recherches et péripéties, Michael Lang est persuadé qu'un champ de la ferme de Max Yasgur, à Bethel, dans le district de White Lake, est l'endroit idéal pour l'Aquarian Exposition (l'autre nom du festival). Un vallon boisé, isolé à presque 2 km de la route principale, un herbage en pente de plusieurs hectares, se terminant par un étang, et suffisamment de terrain plat pour installer une immense scène et le pavillon des artistes. Max Yasgur pose ses conditions... Et il demande une nuit de réflexion. Le matin en ouvrant ses volets, il aperçoit, dans le champ qui sépare sa maison de la route, un panneau qu'il n'avait jamais vu : 

« N'achetez pas le lait chez Yasgur. Il adore les hippies. »

La décision de Yasgur est prise. 
 

Le vendredi après-midi, avant que ne commence le premier concert, plusieurs dizaines de milliers de gens occupent le champs depuis la veille, des groupes, avec ou sans leur billet, arrivent ensuite de toutes parts, arrachent les grillages seulement pour arriver à entrer tellement l’accès principal est encombré. La marée humaine oblige les organisateurs à prendre la seule décision possible :  

« A partir de maintenant, l’entrée est libre. »

La paralysie du trafic provoque d’énormes retards dans l’acheminement des instruments et du matériel des artistes. Le concert doit commencer et les amplis de la plupart des groupes ne sont pas arrivés, les camions étant restés bloqués...

Sweetwater, le groupe qui devait se produire au lever de rideau, est pris dans un embouteillage de 15 km. Seul Richie Havens semble capable d’ouvrir le concert, en s’accompagnant de sa seule guitare. Son bassiste a fait 25 km à pied avant de monter sur scène. Richie Havens épuise son répertoire et sort éreinté. Mais personne n’est encore prêt.

Country Joe Mc Donald, qui n’était pas au programme, bavarde au bord de la scène, il n’a même pas de guitare. On lui en trouve une, et le voilà face au public. Après avoir chauffé le public (Donnez-moi le F... donnez-moi le U... donnez-moi le C... donnez-moi le K...qu'est-ce que ça donne...), il entonne Fixin'-to-die-rag et fait chanter des milliers de spectateurs à l'unisson, chanson qui fait de Woodstock un grand rassemblement contre la guerre au Vietnam.

Samedi et dimanche, groupes et artistes alternent avec de longues coupures que rendent nécessaires les changements de plateaux, au cours desquelles sont lues d’innombrables annonces. 

Trois personnes ont du soutenir Janis Joplin pour la monter sur scène et l'approcher du micro. Ses doses d'héroïne et ses rasades de Téquila et de Vodka l'ont épuisé mais sa voix et le contact avec le public sont restés intacts. Captant en une phrase l’esprit de Woodstock, elle suggère: « S’il vous reste quelque chose à manger, le gars à votre droite est votre frère, et la fille à votre gauche est votre sœur, alors partagez en toute fraternité

Max Yasgur est invité au micro et s’adresse à la foule qui a envahi sa propriété : « Vous avez prouvé quelque chose au monde entier, qu’un demi million de jeunes peuvent se rassembler et s’offrir trois jours de musique et de bons temps et que rien d’autre ne leur arrive que du bon temps et de la musique. Dieu vous bénisse. »    

Les artistes peinent à arriver jusqu'à la scène, en fait jusqu'au site ; la faute à la foule et à la paralysie du réseau routier que n’a pas su prévenir la police locale qui n’a pas pris les mesures nécessaires pour faciliter l’accès aux immenses zones de parking qu’ont louées et payées les organisateurs et qui sont restées inoccupées. Les artistes qui ne pouvaient accéder au site y ont été amenés en hélicoptère de l'US Army, également utilisé pour pourvoir aux besoins de la foule en eau, nourriture et médicaments.

Roger Daltrey des Who dira : « Quand on en avait marre d’attendre, on se retirait dans un Holiday Inn à quelques kilomètres. Tout le monde se retrouvait là, Hendrix, le Dead, Joe Cocker. On jouait au poker en attendant notre tour. Ceux qui partaient ne revenaient jamais. C’était très inquiétant! »

Les milliers de jeunes qui viennent se ravitailler en ville ont tous une attitude correcte et pacifique. Les commerces alimentaires des environs ont épuisés leurs réserves. Seul le bar d’Hector qui avait prévu l’invasion n’est pas à cours de bières. Jamais le nombre de participants n’a semblé être une menace pour la petite communauté, et longtemps après leur départ, les commerçants témoigneront que non seulement ils ont fait de très bonnes affaires, mais aucun d’eux ne se souvient avoir encaissé un chèque en bois...

nullLe bruit se répand que les stocks de nourriture sont épuisés ; dans les fermes des environs, des milliers de sandwiches sont préparés dans des dizaines de familles... Et par les petites routes forestières, les habitants, leurs camions chargés de provisions, rallient le site du festival où le concert a repris.

Carlos Santana (22 ans) est encore sous mescaline lorsqu’il est appelé à monter sur scène en vitesse, en raison du retard accumulé par les intempéries. Alors qu’une partie du public est déjà en liesse et danse dans la boue, le riff de basse de Soul Sacrifice démarre et l’incroyable jeu du batteur Michael Schrieve, 19 ans, le plus jeune musicien de ce festival rentre dans l'histoire.

Lundi matin à l’aube, Jimi Hendrix, au sommet de son art, entre en scène. Dans la nuit, des milliers de personnes sont déjà partis, mais les 30 000 qui restent sont gratifiés de l’une des meilleures performances du festival...

 



« Trois jours de paix et de musique. Des centaines d'hectares à parcourir. Promène-toi pendant trois jours sans voir un gratte-ciel ou un feu rouge. Fais voler un cerf-volant. Fais-toi bronzer. Cuisine toi-même tes repas et respire de l'air pur ».

"Le festival fut à la fois un des points culminants de la contre-culture des années 1960 et de la culture hippie et la fin du flower power. [...] Trois décès (une overdose, une appendicite mal soignée et un accident de tracteur) et deux naissances eurent lieu pendant l'événement, qui causa en outre le plus important embouteillage de l'histoire des États-Unis. [...]

Le festival donna lieu, en 1970, à un film documentaire, réalisé par Michael Wadleigh assisté de Martin Scorsese, qui participa également au montage."

Les artistes présents étaient :
Joan Baez                                            The Band
Blood, Sweat and Tears                   Canned Heat
Joe Cocker                                          Country Joe McDonald (The Fish)
Creedence Clearwater Revival       Crosby, Stills, Nash & Young
Grateful Dead                                      Arlo Guthrie
Tim Hardin                                           Keef Hartley
Richie Havens                                    Jimi Hendrix
JBES                                                     Incredible String Band
Jefferson Airplane                             Janis Joplin
Melanie                                                 Mountain
Paul Butterfield Blues Band           Quill
Santana                                                John Sebastian
Sha Na Na                                            Ravi Shankar
Sly and The Family Stone                Bert Sommer
Sweetwater                                          Ten Years After
Johnny Winter                                    The Who "

Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_de_Woodstock_(1969) ; http://elwood1.free.fr/woodstock.html


Ce festival cultissime donna lieu à un autre essai notamment en 1999 pour son trentième anniversaire (au moins il y avait la boue en commun). Personnellement, je n'étais pas née en 1969, mais je me rappelle avoir vu, relativement jeune, une diffusion du documentaire ; des images et des sons sont restés pregnants en moi : le See me, Feel me de The Who, la boue, la guitare et les dents de Jimi Hendrix, Janis Joplin descendant d'hélicoptère, la reprise des Beatles par un Joe Cocker gesticulant...
Le film Taking Woodstock ou Hôtel Woodstock d'Ang Lee et avec le merveilleux Emile Hirsh (Into the Wild) qui sortira en septembre prochain retrace une partie de l'histoire romancée du festival à travers le parcours fictionnel d'un jeune gestionnaire d'un hôtel près du site du festival.



Le montage de la scène : Crosby Stills and Nash - A long time gone 



Ritchie Havens - Freedom Live@Woodstock



The Who -  My generation Live@Woodstock


Jimi Hendrix - Foxy lady Live@Woodstock


Santana - Soul sacrifice Live@Woodstock


Joe Cocker - With a little help from my friends (The Beatles cover) Live@Woodstock


The Who - See me, fell me Live@Woodstock


Ten years after - I'm going home Live@Woodstock


Jefferson Airplane - Somebody to love Live@Woodstock


Sha Na Na - At The Hop Live@Woodstock


Jefferson Airplane - White rabbit Live@Woodstock


Canned heat - Woodstock boogie Live@Woodstock


Jimi Hendrix - Purple Haze Live@Woodstock


Ritchie HavensStrawberry fields forever (The Beatles cover) Live@Woodstock


Sly and the family Stone - I want to take you higher Live@Woodstock


Bert SommerJennifer Live@Woodstock


Janis Joplin - Piece of my heart (Erma Franklin cover) Audio Live@Woodstock


Crosby, Still and Nash - Blackbird (The Beatles cover) Live@Woodstock



Janis Joplin - Work me lord Live@Woodstock



Creedence Clearwater Revival - I Put A Spell On You (Screamin' Jay Hawkins cover) Live@Woodstock


Country Joe Mac Donald - FISH Cheer/I Feel Like I'm Fixing To Die   Live@Woodstock
 



Salut à tous
Je profite de cet article pour vous annoncer mon départ du blog.
Cela fait à peu près un an que Journalist007 m'a confié ce blog, quelques mois avant j'écrivais mes premiers et rares articles et participait au blog en pleine apothéose, quelques mois plus tard Milega rejoignait le blog. C'est donc à quatre mains et avec beaucoup de plaisirs que j'ai co-géré ce blog pendant tout ce temps.
Mais après un an de bons et loyaux services, j'ai donc décidé de laisser là ce loisirs tempophage avec, je l'avoue, un petit pincement au choeur ; Milega continuera de mener le bâteau à bon port...

De très bons souvenirs restent indissociables de ce blog, des rencontres non moins attachantes et des concerts de folies y sont aussi associés.
Je continuerai à suivre l'actualité de Benjamin Siksou et sans aucun doute j'achèterai son premier album. J'irai aussi à ses concerts, surtout s'il se décide à jouer enfin à Toulouse... Je surveillerai la carrière de Benjamin du coin de l'oeil, mais de l'autre côté du miroir.
Je tiens à remercier Journalist007, Milega, le staff de Benjamin Siksou, ses musiciens et Benjamin himself, enfin tous ceux avec qui j'ai pris contacts pour faire fonctionner ce blog. Je veux aussi saluer et remercier les internautes lecteurs de ce blog, des plus fidèles à ceux de passages ; ce fût un grand bonheur de faire votre bonheur en pondant quelques "articles", vidéos ou scoops quelconques...

Bonne route à tous
MuLes

Publié dans Musique & Découvertes

Commenter cet article

Lilou 27/08/2009 11:12

Bonne continuation MuLes, et merci pour tous les articles que tu as écris sur ce blog. Ce fût pour moi un immence bonheur de venir tous les jours ici à la recherche de nouvelles infos musicales (mais tellement plus aussi..), et je continuerai bien évidemment à le faire :) ! Merci d'avoir publié mon compte-rendu sur le concert de Hugh Coltman, vraiment.Alors bonne route à toi, et garde ce grain de folie qui fait que l'on t'épprécie toutes autant..!

MuLes 29/08/2009 08:59


Merci à toi pour ta participation, les nombreuses visites et les commentaires sur ce blog.
Bonne route.


Bar'hé 26/08/2009 18:36

Mules alors (pour être polie) euh j’étais Bar’hé sans l’être tu sais, de la à quitter le nain vire…
Plus sérieusement, j’ai du mal à imaginer le blog des m&m -1 (euh milega si tu lâches te pète un doigt ;-) c'est pas très woodstock ca sorry) mais partir sur un article tel que celui là je dis jolie, je dis respect…
Alors vais faire simple pour une fois merci pour tout ce que tu m’as fait re ou découvrir par le biais de ce site (oui ca fait un peu remise de prix tampis), merci d’avoir supporté mon goût pour les « je » de mots lourd et « cette envie d’avoir envie » d’utiliser des références musicales lourdes de con sait qu’rence…merci de m'avoir laissé apprécier le garçon à ma manière aussi!!!
A demain (oui je préfère suis pas pour les Adieux)

MuLes 29/08/2009 08:57


Oui, c'est finalement Mules qui va se "bar'her".
Comme tu l'as lu et vu, Milega tiens la barre et Eva007 revient. Je ferai peut-être quelques petits articles en cas de news en Siksou en l'absence de Milega.
Merci pour tes commentaires sympathiques pleins de petites références à trouver.
Bonne route !


Maya 26/08/2009 09:35

Plaisir partagé.

MuLes & Milega 29/08/2009 08:46


Bonne route !


Emma 25/08/2009 13:48

J'aime! J'aime! J'aime! J'aime le commentaire de Réponse :) merci pour la Bienvenue! et oui "Siksouphile", qui le devient de plus en plus... boudiou...et puis oui, il passera à Toulouse, hein, on y croit, on y croit, mais ouiiiiiiiiiii♪.Bisous, bon départ ! :)

MuLes 29/08/2009 08:44


Merci bonne route !


Emma 24/08/2009 23:00

çA ne fait pas longtemps que je visite votre blog tous les jours (autant dire que depuis que j'ai participé à l'article sur l'île de ré, j'en suis accro!) mais bon totalement d'accord avec le petit mot "d'adieu" de MuLes...Benjamin à Toulouse, je le veux!!!!!!!!!

MuLes 25/08/2009 11:36


Toulouse, Toulouse, Toulouse !!!

Quoi ?! Hein ! Comment !? Diantre ! Il y a encore siksouphiles qui ne connaissaient pas ce blog il y a un mois?!!!!
Bienvenue !
Entre, c'est un magnifique pays, ici.
Voici venu le temps
Des rires et des chants
Dans l'overblog de Benjamin.
C'est tous les jours le printemps
C'est le pays joyeux
des Siksouphiles heureux,
Des stars gentilles,
Oui c'est un paradis. ;-)))))