Article sur le "20minutes":
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Ce titre est extrait de l'album † |
Dans "Nouvelle Star :ça continue", Sinclair a affirmé que la prestation de Benjamin sur "Avec le temps", manquait simplement de travail. Par contre, il semble avoir
adoré sa prestation sur "DANCE"...
Par ailleurs, on remarque la facilité de Benjamin à esquiver les caméras de cette émission sans intérêt... où les présentateurs posent des questions subjectives et proprement guidées par
leur jugement personnel.
Il n'en a pas été vraiment question jusqu'à maintenant , mais il n'est , considérant le prestation funky de Benjamin Siksou sur "DANCE"
mercredi dernier, pas possible d'éviter le sujet et le fait que le Funk est l'une de ses influences .
Le Funk, cette musique entraînante si peu représentée en France, si ce n'est par Sinclair (le grand manitou du genre dans l'hexagone), ou des groupes moins connus, a retenti à Baltard sur un
morceau électro ré-interprété "DANCE". Un titre de chanson en parfait accord avec l'idée même de musique Funk.
En effet, "Le funk, c'est un style fait pour ceux qui
veulent danser et s'amuser, un style permettant de lever d'emblée toute inhibition. Je ne sais pas à quand ça remonte, probablement aux premiers tambours. Un type qui tape sur ses genoux ou ses
cuisses avec le plat de la main et qui obtient ce rythme syncopé, très différent de celui du vieux blues ou du swing des big bands. Dum-da-doo-dum-bah ! Sans le vouloir, le cou se met à onduler,
tout le corps danse. Je ne sais pas d'où ça vient, mais si on me demandait, je dirais probablement du Vieux Sud, peut-être même de La Nouvelle Orléans." Cette définition de Maceo Parker, l'un de
ses défenseurs les plus ardents, dévoile l'idée que le funk est issu des premiers mouvements musicaux finalement. Il est rythme et danse avant tout.
Issu principalement de la soul et du jazz, le funk se caractérise par la prédominance de la section rythmique (guitare, basse, batterie) qui joue des motifs syncopés, la présence fréquente de cuivres sur des ponctuations rythmiques (riffs) ou bien des solos, et de manière générale, par la grande place accordée aux instruments.
Contrairement à la soul traditionnelle qui privilégie le format « chanson » et le tandem chanteur-producteur, un morceau funk est une œuvre collective, construite sur un groove extensible et modulable à volonté qui permet aux vocalistes et instrumentistes d'intervenir à parts égales.
Au milieu des années 1960, le funk prend vie depuis ses racines rhythm'n'blues et soul, les paroles insistant sur la défense des noirs et les difficultés du ghetto. James Brown en est considéré comme l'initiateur, d'abord avec le titre Papa's
got a brand new bag, sorti en 1964, suivi du célèbre Sex Machine, en 1969. Brown est suivi de près par des formations telles que Dyke and The
Blazers ou Archie Bell and The Drells. Dans cette veine, citons également The Meters, un groupe de La Nouvelle-Orléans, ville autrefois française dont l'histoire musicale et l'existence de son carnaval prédisposaient à être un des berceaux du funk.
L'instrumentation y est dépouillée, le jeu y est débridé et foisonnant, aux croisements du rhythm'n'blues, de la Soul et du Jazz.
Le funk n'a pas attendu l'ère soul pour se manifester dans la musique afro-américaine. C'est vers 1970-71, que l'on voit fleurir dans les charts associés au mot "funk", "funky".
Willie Henderson and the Soul Explosions ouvrent le feu avec "Funky Chicken",
James Brown poursuit avec "Funky Drummer", avant d'enchaîner quelques mois plus tard en enregistrant "Make it funky", Kool and the Gang évoquent un Funky Man...

Un autre succès
majeur de cette ère funky dans les ghettos est le manifeste d'Edwinn Starr, Funky Music Sho Nuff Turns Me On (Le funk me branche vraiment), publié sur Gordy; la chose est paradoxale car Gordy est une filiale de Motown, patrie incontestée de cette
soul proprette et rangée qui a provoqué, par réaction, la naissance du funk. "
Aujourd'hui, le funk reste un genre qui insémine de nombreux morceaux : l'écoute successive de Atomic Dog de George Clinton (1982), puis de What's my name de Snoop Doggy Dogg (1993) en est un bel exemple. En effet, tout au long des années 1990 et 2000, les producteurs hip-hop et R'n'B puisent beaucoup de samples et de breakbeats dans les disques de funk de l'époque pré-disco (avant 1975).
Les disques de la grande époque funk attirent toujours de nombreux amateurs, comme en témoignent les nombreux vinyles qui circulent sur les sites d'enchères ainsi que le nombre de conventions discographiques en France, qui réunissent les passionnés. Le funk est présent sur les radios et en discothèque notamment le vendredi et le samedi soir.