Lundi 5 mai 2008
Il semblerait que les musiciens de la Nouvelle Star réclament une augmentation de salaire. Et bien, ils n'ont pas tort  dirais-je, car en plus de gagner du fric sur des SMS, M6 s'apprête à récolter la moisson des téléchargements itunes abondants. Avec le travail et la pression qu'ils  ont chaque semaine, il serait plus que normal  d'augmenter ceux sans qui la qualité musicale de cette émission ne serait pas. A quand les royalties pour les candidats de la Nouvelle Star?

Article sur le "20minutes":

ICI

Apparemment, les candidats aussi auraient leur part sur les téléchargements. Enfin, justice est faite.
par journalist007
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Jeudi 8 mai 2008
Oui, grosse colère me pris pendant cette soirée désastreuse que fut le prime de mercredi soir.

Je dois dire que c'est la première fois que je me suis autant emmerdé devant la Nouvelle Star depuis le début de cette saison, au point de zapper pendant l'émission.
Ce prime m'a semblé interminable, et les commentaires d'un jury infondés et non-constructifs y étaient pour beaucoup. On en est à se demander s'ils ne sont pas là pour jouer une pièce de théâtre.

On retiendra notamment l'avis de Manoukian à propos de la prestation de Benjamin sur "DANCE", qui lui a quand même dit que ça n'était pas fait pour lui. Et bien, faudrait qu'il se réveille le Dédé, parce que Benjamin n'est pas vraiment un jazzman (un Jamie Cullum, tiens il a oublié de la citer Dédé mercredi!), ni simplement un bluesman, mais il est également influencé par la musique funk... je conseille à Dédé d'aller jeter un coup d'oeil sur la reprise de "the ghetto vs satisfaction" de Benjamin Siksou  (cf son myspace)...et de revenir en parler.
Passons...

Grosse colère aussi de constater qu'M6 nous a effectivement pris pour des cons en nous faisant croire que les chansons des candidats étaient choisies par le public. Non là franchement, vous voyez vraiment le public proposer "DANCE" de Justice pour Benjamin, ou "Avec le temps" de Léo Ferré? J'en doute.
En même temps, on s'y attendait, hein? Et vous croyez vraiment qu'Amandine a préparé ses arrangements sur "Lola" en quelques jours, grâce au choix du public?
Passons encore...
Tout ce que je demande, c'est que Benjamin nous fasse du blues pur et dur , un bon Muddy Waters, avant qu'il parte.

Mais je commence à me demander également si je ne prendrais pas plus de plaisir à voir le jeune homme sur une vraie scène que sur celle de Baltard. Tout le cinéma qui enrobe cette émission télévisuelle est de moins en moins digérable à mon goût. Ce qui est sûr, c'est qu'il me tarde déjà de pouvoir voir l'artiste qu'est Mr Siksou, sur une scène non filmée, non calculée pour des caméras, bref de revenir à de la musique sans blablas incongrus.

Enfin, dernière grosse colère, pour le départ de l'un de ceux qui donnait du sens à la qualité musicale de cette émission: Thomas. Il commençait à m'étonner sur scène, à me séduire par sa voix. Son élimination est incompréhensible. Mais n'oublions pas que ce jeu n'est qu'un jeu, ils partiront tous à un moment donné. On retiendra quand même sa très belle interprétation de "Bittersweet symphony" lors d'un prime précédent...

Et puis, je l'avoue, colère car déception face à la prestation de Benjamin sur "Avec le temps" de Léo Ferré, qui me semble très en dessous de ce qu'il a fait jusqu'à présent. Je me suis demandé à un moment donné, s'il avait vraiment voulu chanter ce morceau. On sentait au début de la chanson un manque de volume dans la voix, des fins de phrases inertes. Malgré la présence émotionnelle qu'il a dégagé, vocalement c'était assez décevant je dois dire. J'ai re-écouté la prestation de Benjamin sans la vidéo, je n'en démord pas, en disant que ce ne sera pas au top des téléchargements itunes cette semaine.

Cela dit, on sentait une implication sensible du jeune homme (vers la fin de la chanson surtout) par rapport à ce morceau, et j'ai simplement regretté qu'il ne mette pas cette implication dans le morceau dès le début.

Cependant, me restent en mémoire les nombreuses autres interprétations magnifiques de MR Siksou, qui , je le dis, n'a pas fini de nous surprendre. Heureusement il a pu montrer sa facette funky sur "DANCE" du groupe électro "Justice"(que je prédis 1er des téléchargements celui-ci, allez soyons fous!), et ça a fortement rattrappé ce prime, qui j'espère ,sera le dernier à me décevoir de la sorte.
 


 Oui, Benjamin Siksou m'a presque fait danser, et c'est un exploit. On retient le groove qui sort lui comme le monstre est sorti d'Ycare, on retient l'énergie débordante de la prestation, on retient le cou de Sinclair qui se balance au rythme du morceau... on retient tout cela, et on tente d'oublier les cafouillages de la soirée qui ont engendré ma colère. Mais comme on dit chez moi, "colère passe comme vache qui pisse!"... Donc, j'espère être agréablement surpris jeudi prochain, et pourquoi pas entendre enfin du MUDDY WATERS!!!!!Pitié!!!!! Avec tout le mal que je dis sur M6, ils ne m'entendrons probablement pas bonne mère!! mais tant pis, j'assume!!!

"Je suis venu te dire que je m'en vais" de Gainsbourg.


par journalist007
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Vendredi 9 mai 2008
Pourquoi avoir fait le choix (même si l'on sait que ça n'est pas vraiment le public qui a fait ce choix!) d'une chanson à la base électro, pour Benjamin Siksou?
Et bien, cette question n'a pas vraiment lieu d'être vu les arrangements plus funk qui en ont été faits, et qui correspondent à son univers musical. On y a bien sûr retrouvé le rythme entraînant, dansant du morceau original, car le funk est également une musique qui se danse facilement, et donne envie de bouger.

Retour sur les caractéristiques et la montée du groupe électro qui monte qui monte: Justice, dont Benjamin Siksou a ré-interprété le titre "DANCE" mercredi dernier...

Composé de Xavier de Rosnay et Gaspard Augé, Justice produit un son qui tend du côté de
Daft Punk ou Vitalic.


 "Impossible de passer à côté de Justice, ce groupe électro français promis à un grand avenir que l’on compare déjà aux mythiques Daft Punk.

Et on comprend pourquoi lorsqu’on regarde de près leur palmarès : avant même la sortie de leur premier album, ils enchaînent les tubes avec Never be alone, Waters of Nazareth et D.A.N.C.E qui passent en boucle sur les radios et les dancefloor des capitales européennes. Encensés par la presse et devenus emblème ultime de la french touch, ils sont courtisés par des artistes confirmés : Franz Ferdinand, Daft Punk, Soulwax, N*E*R*D, Britney Spears ou encore Vicarious Bliss ont fait appel au duo pour une collaboration.

Le groupe s’est fait connaître grâce à l’incontournable MySpace où il a totalisé plus de 3 millions d’écoutes en un temps record. Puis le tremplin médiatique qu’est Internet s’est chargé du reste : Justice a pu se produire un peu partout dans le monde et ainsi conquérir la quasi totalité de la population branchée terrienne… "



Nom du titre : D.A.N.C.E.
Interprété par : Justice
Année :
2007
Label : Because
Justice - † Ce titre est extrait de l'album

Paroles de D.A.N.C.E.

Do the D.A.N.C.E,
1, 2, 3, 4 Fight!
Stick to the B.E.A.T,
Get ready to ignite

You were such a P.Y.T (pretty youg thing)
Catching all the lights
Just easy as A.B.C
That's how you make it right!

Do the D.A.N.C.E,
1, 2, 3, 4 Fight!
Stick to the B.E.A.T,
Get ready to ignite

You were such a P.Y.T (pretty youg thing)
Catching all the lights
Just easy as A.B.C
That's how you make it right!

Do the D.A.N.C.E,
Stick to the B.E.A.T,
Just easy as A.B.C
Do the dance,
Do the dance!

The way you move is a mystery,
Do the dance,
You're always there for music and me.
Do the dance,
The way you move is a mystery,
Do the dance,
You're always there for music and me.

Do the D.A.N.C.E,
1, 2, 3, 4 Fight!
Stick to the B.E.A.T,
Get ready to ignite

You were such a P.Y.T (pretty youg thing)
Catching all the lights
Just easy as A.B.C
That's how you make it right!

The way you move is a mystery,
Do the dance,
Do the dance.
You're always there for music and me.
Do the dance,
Do the dance.
The way you move is a mystery,
Do the dance,
Do the dance.
You're always there for music and me.

Under the spotlight,
Neither black no white,
It does not matter,
Do the dance,
Do the dance!

As strong as you might,
Working day and night,
Whatever happens,
Do the dance,
Do the dance!

Under the spotlight,
Neither black nor white,
It does not matter,
Do the dance,
Do the dance!

As strong as you might,
Working day and night,
What at all happens,
Do the dance,
Do the dance!

The way you move is a mystery,
Do the dance,
You're always there for music and me.

The way you move is a mystery.


Vidéo " DANCE"
par journalist007
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Vendredi 9 mai 2008
Benjamin Siksou, c'est un peu le mystère incarné dans une attitude ambigüe exploitée à son maximum . Volontairement ou pas, on l'ignore encore, mais il reste sûr que cette attitude lui colle à la peau, et n'est fabriquée d'aucune sorte pour moi. 

Pour vous donner un exemple, prenons l'image du "play-boy" de base. On sait que ce genre d'homme séducteur se calcule une attitude fonctionnelle pour attirer les femmes. Il pré-médite son habillement, jusqu'à son sourire et ses répliques, afin de conquérir la gente féminine avec le maximum d'effets. Le "play-boy", c'est un peu l'homme à femme, jouant de sa galanterie et son apparente politesse, tout en ayant ce côté sombre qui ne transparaît pas.

D'autre part, au contraire, se trouve le "bad-boy", celui qui se fout de savoir si ses fringues sont crades, celui qui fume clopes sur clopes en te crachant la fumée à la gueule même si ça te plait pas, et se fout des convenances. Il cultive son aspect "déglingue" et nonchalant, et ce côté anti-conventionnel te donne des frissons. Car oui, nous les femmes on aime les faux durs! ceux qui font les  gros-bras alors qu'ils ont un coeur d'artichaut.

Et Benjamin Siksou, aujourd'hui nous pouvons l'affirmer, est une sorte d'être hybride, une sorte de clonage du "play-boy" et du "bad-boy", du "poli" et du "déglingué", qui crée cette attitude ambigüe qui nous attire tant.
Oui, ce mystère creusé par le jeune homme, probablement sans qu'il s'en rende compte, cultive la curiosité et la folie sexuelle de jeunes adolescentes découvrant leur sexualité , autant que de trentenaires rêvant de fraîcheur et d'un aspect "romantique-déluré"  qu'elles retrouvent chez le jeune chanteur.

Sous une apparence plutôt commune, Benjamin révèle une attitude nonchalente. On le complimente, il dit "merci" en restant neutre. Un sourire gêné se lit sur sa bouche... Mouais, on ne sait pas si ça le touche, ou s'il s'en fout... mytère cultivé ...
encore une fois.
 Il fume sa clope, comme Gainsbarre, il semble naturel de le voir fumer, et en même temps, on dirait que ce geste semble travaillé de façon à séduire son interlocuteur. Toute la séduction du geste de porter la cigarette à sa bouche semble être pourtant si naturelle...(je brode, je brode...)
Quand il finit ses prestations, il salue toujours son public en adressant un léger recourbement du dos ...comme au théâtre lorsqu'un acteur salue son public. Il est poli le jeune homme. Mais tiens, après cela, le voilà qui nous tire la langue à qui mieux mieux. Ses groupies fondent en un éclair, rêvant de cette langue qui se balade ...elles crient de bonheur, de folie... c'est qu'il sait y faire le jeune homme.

D'apparence timide, il n'hésite pourtant pas à fixer la caméra de son regard ténébreux, et là ça ne rigole plus dans les chaumières. Les femmes, les filles, sont scotchées à leur fauteuil, elles laissent tomber leur tisane "Bonne nuit", qu'elles s'étaient préparées pour arriver à trouver le sommeil après le prime (ben oui, comment dormir après de telles émotions?).
Il semble que la voix erraillée , entre amertume et douceur, de Benjamin Siksou, les transporte, elles rêvent les Mesdames ...

Benjamin, c'est le jeune homme cultivé, timide, mais pas soumis, qui n'hésite pas à affirmer ses opinions. Répondant au jury dernièrement, disant que ce même jury n'a pas toujours des commentaires constructifs par rapport à sa musique. Bref, "son air intelligent", n'est pas qu'un air. Il semble que sa nonchalence ne soit qu'apparence, car lorsqu'on le cherche il ne reste pas de marbre.

Qu'on le qualifie de dandy, ou qu'on mette en avant son côté déglingue cultivé par sa nonchalence et son habillement, Benjamin Siksou semble être encore plus attirant puisqu'il ignore visiblement toute la séduction qui émane de sa personne. Quoi de plus séduisant qu'une personne qui ignore sa séduction?

                                                                               Eva
par journalist007
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Vendredi 9 mai 2008

Dans "Nouvelle Star :ça continue", Sinclair a affirmé que la prestation de Benjamin sur "Avec le temps", manquait simplement de travail. Par contre, il semble avoir adoré sa prestation sur "DANCE"...
Par ailleurs, on remarque la facilité de Benjamin à esquiver les caméras de cette émission sans intérêt... où les présentateurs posent des questions subjectives et proprement guidées par leur  jugement personnel.

 

par journalist007
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Vendredi 9 mai 2008

Il n'en a pas été vraiment question jusqu'à maintenant , mais il n'est , considérant le prestation funky de Benjamin Siksou sur "DANCE" mercredi dernier, pas possible d'éviter le sujet et le fait que le Funk est l'une de ses influences .

Le Funk, cette musique entraînante si peu représentée en France, si ce n'est par Sinclair (le grand manitou du genre dans l'hexagone), ou des groupes moins connus, a retenti à Baltard sur un morceau électro ré-interprété "DANCE". Un titre de chanson en parfait accord avec l'idée même de musique Funk.

En effet, "Le funk, c'est un style fait pour ceux qui veulent danser et s'amuser, un style permettant de lever d'emblée toute inhibition. Je ne sais pas à quand ça remonte, probablement aux premiers tambours. Un type qui tape sur ses genoux ou ses cuisses avec le plat de la main et qui obtient ce rythme syncopé, très différent de celui du vieux blues ou du swing des big bands. Dum-da-doo-dum-bah ! Sans le vouloir, le cou se met à onduler, tout le corps danse. Je ne sais pas d'où ça vient, mais si on me demandait, je dirais probablement du Vieux Sud, peut-être même de La Nouvelle Orléans." Cette définition de Maceo Parker, l'un de ses défenseurs les plus ardents, dévoile l'idée que le funk est issu des premiers mouvements musicaux finalement. Il est rythme et danse avant tout.

Issu principalement de la soul et du jazz, le funk se caractérise par la prédominance de la section rythmique (guitare, basse, batterie) qui joue des motifs syncopés, la présence fréquente de cuivres sur des ponctuations rythmiques (riffs) ou bien des solos, et de manière générale, par la grande place accordée aux instruments.

Contrairement à la soul traditionnelle qui privilégie le format « chanson » et le tandem chanteur-producteur, un morceau funk est une œuvre collective, construite sur un groove extensible et modulable à volonté qui permet aux vocalistes et instrumentistes d'intervenir à parts égales.

 

 

Au milieu des années 1960, le funk prend vie depuis ses racines rhythm'n'blues et soul, les paroles insistant sur la défense des noirs et les difficultés du ghetto. James Brown en est considéré comme l'initiateur, d'abord avec le titre Papa's got a brand new bag, sorti en 1964, suivi du célèbre Sex Machine, en 1969. Brown est suivi de près par des formations telles que Dyke and The Blazers ou Archie Bell and The Drells. Dans cette veine, citons également The Meters, un groupe de La Nouvelle-Orléans, ville autrefois française dont l'histoire musicale et l'existence de son carnaval prédisposaient à être un des berceaux du funk. L'instrumentation y est dépouillée, le jeu y est débridé et foisonnant, aux croisements du rhythm'n'blues, de la Soul et du Jazz.


Le funk n'a pas attendu l'ère soul pour se manifester dans la musique afro-américaine. C'est vers 1970-71, que l'on voit fleurir dans les charts associés au mot "funk", "funky".
Willie Henderson and the Soul Explosions ouvrent le feu avec "Funky Chicken", James Brown poursuit avec "Funky Drummer", avant d'enchaîner quelques mois plus tard en enregistrant "Make it funky", Kool and the Gang évoquent un Funky Man...


 Un autre succès majeur de cette ère funky dans les ghettos est le manifeste d'Edwinn Starr, Funky Music Sho Nuff Turns Me On (Le funk me branche vraiment), publié sur Gordy; la chose est paradoxale car Gordy est une filiale de Motown, patrie incontestée de cette soul proprette et rangée qui a provoqué, par réaction, la naissance du funk. "



Le plus amusant est la signification même du mot "funk", qui me semble révéler totalement le sentiment de folie corporelle que produit cette musique:

" Il semble que l'origine du mot vienne des Flandres, où fonck trahit l'épouvante dans le parler populaire du XVIIe siècle. La peur étant souvent associée à des odeurs désagréables (ne dit-on pas "suer la peur"?), funk ouvre bientôt son champ sémantique poùr désigner plus généralement tout ce qui sent mauvais, à commencer par les émanations nauséabondes du tabac qui se consume. À cette acception olfactive se greffe par intermittence la mélancolie, mais aussi la crainte de l'échec. Chez les jeunes Anglais bien élevés d'un établissement scolaire chic comme Eton au début du Xxe siècle, to funk signifie "rater quelque chose ", souvent à cause de la peur. L'Amérique noire s'approprie très tôt le mot funk pour désigner toute odeur puissante et forte, et plus particulièrement celle qui accompagne l'acte amoureux. Il ne fait pas de doute que la similarité entre funk et le mot d'argot américain fuck aura joué un rôle dans cette évolution. Rien d'étonnant alors à ce que le mot funk envahisse l'univers de la musique populaire noire, considérée comme éminemment obscène dans l'esprit de l'Amérique puritaine. Si l'adjectif funky est usité dès l' entre-deuxguerres par les musiciens afro-américains pour qualifier le côté terre à terre du blues, le jazz est le premier à faire du funk un style volontairement "sale" et rudimentaire, proche des sources du gospel et du blues, en opposition ouverte avec l'intellectualisme du bebop et du cool. Opus De Funk, l'un des premiers enregistrements du pianiste
Horace Silver en 1953, semble être l'acte de naissance de cette école qui prendra par la suite, avec Ray Charles, le nom de soul jazz. A travers Charles, on voit comment s'établit furtivement une première connexion entre funk et soul, en attendant que James Brown, déjà couramment considéré comme le Godfather de la soul, parraine définitivement la révolution funk."


On comprend mieux ceux que certains ont pû appeler négativement "gueuler" concernant les prestations de Mr Siksou, en lisant ceci. Car si le funk cultive un style volontairement "sale", Benjamin le respecte tout à fait lorsqu'il "gueule", non? . Tout se justifie me direz-vous. Et bien , pour moi, les cris sont en accord direct avec la musique funk, mais également soul et blues, car ce sont des musiques basées sur des rythmes variant entre le faible et le fort, entre la voix forte et plus en douceur dirons nous.


 

 

 Aujourd'hui, le funk reste un genre qui insémine de nombreux morceaux : l'écoute successive de Atomic Dog de George Clinton (1982), puis de What's my name de Snoop Doggy Dogg (1993) en est un bel exemple. En effet, tout au long des années 1990 et 2000, les producteurs hip-hop et R'n'B puisent beaucoup de samples et de breakbeats dans les disques de funk de l'époque pré-disco (avant 1975).

 

Les disques de la grande époque funk attirent toujours de nombreux amateurs, comme en témoignent les nombreux vinyles qui circulent sur les sites d'enchères ainsi que le nombre de conventions discographiques en France, qui réunissent les passionnés. Le funk est présent sur les radios et en discothèque notamment le vendredi et le samedi soir.

par journalist007
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